Emacs est un éditeur de texte qui permet multi-fenêtrage, recherche incrémentale, recherche d'expression régulière, annulation récursive, contrôle de version, comparaison et recherche sur plusieurs fichiers.

Emacs est adapté à la plupart des écritures, notamment la chinoise.

Emacs dispose de puissantes fonctions d'édition de ligne, qui demandent un effort de mémoire. Ces fonctions sont reprises par les shells Unix comme bash, zsh.

Emacs peut fonctionner en mode graphique ou en mode texte (dans un terminal, sans souris), à distance, en consommant peu de données.

Emacs est disponible et même livré dans la quasi-totalité des systèmes d'exploitation, sauf iOS et Android.

Emacs est muni de modes spécialisés (par exemple pour HTML, python, LaTeX, C), qui en font un environnement de développement intégré.

Emacs est extensible avec un gestionnaire de paquets.

Emacs fonctionne aussi en mode serveur, c'est-à-dire, peut être appelé par d'autres applications, par exemple Skim.

Emacs peut être configuré interactivement. La configuration peut être enregistrée, globalement, ou bien pour un seul mode ou bien pour un seul fichier.

Emacs fournit des outils semblables à ceux d'un système d'exploitation : explorateur de système de fichier, système de documentation hypertexte Info, navigateur web, courrier électronique, un langage de programmation pour automatiser les tâches : Lisp.

Emacs supporte les inclusions graphiques.

Pour commencer

En dehors des menus, on accède aux commandes avec des touches du clavier, préfixées par : Control (C) et Escape (ESC) ou, parfois, Meta (M). Control et Meta doivent être maintenues enfoncées, ce qu'on rappelle en écrivant (C-) ou (M-). L'emplacement des touches Control, Escape et Meta dépend du clavier et de l'environnement depuis lequel est lancé Emacs. Sur le Mac, Control est ctrl, Escape est esc, Meta est cmd, qui ne fonctionne pas en mode texte.

Ouvrir le tutoriel français : ESC x set-language-environment RTN French puis C-h t. Ouvrir Info : C-h i. Interrompre : C-g ou ESC ESC ESC. Quitter : C-x C-c. Version : ESC x emacs-version.

Sources de documentation sur Emacs :

Astuces

Recoder un fichier : ESC x set-buffer-file-coding-system RTN (en abrégé : C-x RTN f). À l'ouverture d'un fichier, Emacs trouve le premier codage possible dans une liste configurable (dépendant de la localisation).

En savoir plus sur un caractère : C-u C-x =.

Convertir des caractères non ASCII en macros TeX : ESC x iso-iso2tex RTN et inversement ESC x iso-tex2iso RTN.

Basculer le drapeau de protection d'un fichier (c'est-à-dire, la variable toggle-read-only) : C-x C-q. Si on lance cette commande involontairement, on se trouve avec un tampon modifié qu'on ne peut pas sauver !

Emacs et Unix

Emacs sert d'interface à des programmes externes : shells, pages man, vérificateur orthographique aspell, LaTeX, bibtex, ccrypt, gpg, etags…

Modifier un fichier « sur place », en conservant son inode et ses liens durs : C-h V backup-by-copying-when-linked RTN (et modifier cette variable si nécessaire). Cela sert notamment à modifier un fichier crontab (de linux).

Emacs fourni avec le système est /usr/bin/emacs. On aura avantage à utiliser une version plus récente avec interface graphique : Emacs for Mac OS X. Emacs étant compilé, il peut dépendre des conditions de compilation.

Les applications Mac lancées hors d'un shell ne récupèrent pas de variables d'environenemt de shell. Pour récupérer les variables d'environnement du shell, il suffit de lancer Emacs Cocoa depuis le shell (à adapter) :

% /Applications/Emacs-25.2.app/Contents/MacOS/Emacs



Dernière modification : (2017-07-14 22:12:10 CEST)